Suivi d'audience du blog mort Royal-Artillerie
(après 2 ans)

Le blog monarchiste Canon Gaillon est fermé depuis deux ans maintenant, puisqu'il a cessé d'émettre le 12 avril 2024, mais les relevés d'audience fournis par Blogger montrent que ce blog monarchiste, indépendant des chapelles et des maisons, est encore consulté.
Normalement son audience devrait être à l'étiage par des consultations sporadiques et quelques passages de robots en patrouille. Il n'en est rien, même au contraire puisque les vues ont augmenté de douze pour cent dans cette année.

  1. Total des visites annuelles : 156.000 ces derniers douze mois contre 99.600 sur les 12 mois antérieurs (clic). Cela fait un total sur deux ans de 255.600 vues du blog mort et signale l'intérêt porté à ces archives, même s'il peut y avoir des explications techniques moins flatteuses, mais que j'ignore !

  2. Total des visites depuis le début du comptage Google en 2011 : 1.426.670 ; contre 1.270.439 il y a un an.
    ajusté de la période initiale non prise en compte (2005-2010) : 1.582.670 ; contre 1.426.439 il y a un an.

J'ai noté parmi les URL de provenance des clics, ceux de deux universités américaines, la Caltech de Pasadena et la Boulder au Colorado. Peut-être que sur les 2260 sujets traités dans le sillon monarchique, un ou deux ont retenu l'attention d'un prof de fac. La statistique des sujets favoris a mis en avant un des titres de l'espace "Rénovation Politique" ; donc c'est possible et… flatteur quand même.

Mais l'article qui arrive en premier cette année est celui sur... la chasse à courre (clac).
Sans plus !

Ah si : 192 clics cette année en provenance du site catho-libéral suisse de Francis Richard. Pas d'explication.

Je pensais arrêter maintenant le suivi statistique de ce blog mort, mais je crois que je devrais revenir dans un an pour en avoir le cœur net.

https://royalartillerie.blogspot.com

A bientôt sur Le Million du Roi, le petit blog "Com" de la famille Royal-Artillerie.

Michel Janva s'en va ! 🐠

Merci au Dr Pons de nous avoir signalé cet poisson d'arrêt. Sur le site du Salon Beige, le blogmestre a annoncé ce premier avril qu'il prenait une "retraite méritée" après vingt-deux ans de bon et loyal service de la cause pro-vie. Même si c'est une blague de saison - on en a connue de meilleures - Michel Janva est rattrapé par le destin des blogs individuels et portatifs, la lassitude, la modestie budgétaire ou l'épuisement du filon. Il teste en fait sa possibilité d'en finir.

Fort à propos, il signale l'éclosion ou la conversion de sites de droite qui ont repris les thèmes du Salon Beige, tels que TV Libertés, L’Incorrect, Frontières, Boulevard Voltaire, Causeur, Figarovox, Marianne, Le Point, Valeurs Actuelles et France catholique. Pourquoi insister s'il n'est plus question de survie mais juste d'accompagnement ?

Le billet de fermeture est accessible par ici, qui se termine ainsi :
« Sur le plan politique, nos idées ne sont plus isolées, même si le combat pro-vie est encore loin d’être gagné. L’Assemblée et même le Sénat voient des élus défendre le respect de la vie à la tribune, des mairies défendent les familles ou la liberté scolaire. Même au Parlement européen, les convictions pro-vie ont désormais droit de cité.»

Du Salon Beige, celui qui en parle le mieux c'est Le Mal Pensant en cliquant ici.

Extrait : Pourquoi le lire aujourd’hui ?
« Vingt ans après sa création, Le Salon Beige n’a pas viré de bord, n’a pas cherché à se normaliser, n’a pas arrondi les angles pour décrocher des financements publics. Dans un paysage médiatique 2025-2026 où la défiance envers les grands médias bat des records historiques, cette constance est en elle-même un argument. Les sujets que le blog traitait en 2004 avec une poignée de lecteurs, la crise de l’identité chrétienne en Europe, la dérive des institutions sur les questions bioéthiques, la décomposition du modèle familial, sont devenus des thèmes de campagne électorale, de débat parlementaire, de livres traduits dans toute l’Europe.
On peut ne pas partager une seule ligne de sa vision du monde. On peut trouver certains de ses articles excessifs, ses angles trop chargés, ses sources parfois discutables. Mais ignorer ce que son audience représente, c’est refuser de comprendre une fracture réelle dans la société française. Le Salon Beige existe parce qu’un besoin existe. Et ce besoin, personne d’autre ne prend la peine de le satisfaire. Dans un pays où la presse subventionnée dit ce qu’il faut penser, Le Salon Beige dit ce que beaucoup pensent sans oser le dire.»

Bonne retraite virtuelle à Michel Janva s'il a un jardinet où rêver de roses et un petit verger de pommes à croquer.

Rodolphe Crevelle, 7 ans déjà !

Il y a sept ans aujourd'hui, une semaine d'années donc, mourait à 64 ans Rodolphe Crevelle, polémiste du grand jeu d'orgues royaliste, l'archétype de l'anarchiste mystique et inspiré, maître dans l'art de la communication qui aurait dû être un exemple pour tous les propagandistes de la cause monarchiste. La notice nécrologique de Georges Feltin-Tracol l'a bien cerné (clic), mais c'est l'eulogie de Joseph Joly dans L'Incorrect (clic) qui sut faire le résumé d'une vie hors du commun et passablement désespérée qui, reconnaissons-le, nous mettait en cause, nous les bloggeurs du dimanche abrités de la pluie. Petit extrait :

« Responsable d’un « empire de presse » confidentiel et réactif, Rodolphe Crevelle a rénové bien des concepts. Réticent à l’égard des Orléans et d’une grande hostilité envers le prétendant légitimiste, le théoricien anarcho-royaliste se tourne d’abord vers les Bourbons-Busset, les aînés non dynastes des Capétiens, puis vers les Bourbons-Parme. Dans le cadre de l’anarcho-royalisme, il promeut la « république royale », la réclusion du roi de France au Mont Saint-Michel et la floraison de « républiques cantonales » fondées sur le tirage au sort et le référendum d’initiative populaire. Depuis plusieurs années déjà, Rodolphe Crevelle sentait venir le mouvement des « Gilets Jaunes ». Il essaya malheureusement de lui donner une véritable consistance politique...etc ».

Mais la nécro la plus émouvante fut celle de Frédéric Winkler sur le site du GAR (clic), émouvante parce qu'il l'avait côtoyé et apprécié à sa juste valeur. Extrait :

« Fort de ses ambitions comme de ses certitudes, il savait braver tous les obstacles, tel un condottiere seul contre tous. Il savait lancer des canulars dans un humour grinçant et provocateur, n’ayant rien à perdre, pourfendant le système républicain comme en d’autres temps il l’aurait fait noblement avec l’épée. Il est vrai qu’aujourd’hui les rapports d’hommes sont rares, le système génère veulerie et lâcheté ! La notion du « coup d’état », du complot permanent l’a toujours habité, comme à tout royaliste digne de ce nom. Cela jusqu’au bout, lorsqu’il amenait encore récemment un Prince au milieu des « Gilets Jaune », renouant ainsi l’union, comme aimait à le dire Marcel Jullian : « Peuple et Roi sont de droits divin ». Il y croyait à cette marche sur Paris lui le normand alors que les chouans avaient échoué ! Ce « dernier coup de rein » comme il me disait avant que la vieillesse nous indispose. Le coup du sort voulu que la maladie l’emporte avant et gagne, là où ni la prison, les amendes, la répression, les procès comme les provocations n’avaient pu le faire fléchir…»

Rodolphe Crevelle faisait immédiatement penser à d'autres carbonari contemporains épuisés de doctrine et de rage comme Jean-Hedern Hallier ou encore Abel Pomarède, vigneron royaliste jamais découragé, des grilles de l'Observatoire à la retraite heureuse et frugale à Saint-Joseph des Carmes de Montréal !

lis blanc couché sur une flaque noire

Le Lys Noir fut d'abord un blogue (période 2008-2009). Cette période fut un galop d'essai pour une communication royaliste décalée et offensive qui le convainquit qu'il fallait faire plus lourd pour marquer de son empreinte le sol politique. Viendra alors le Lys Noir imprimé et en ligne qui sera la base de tous les scandales médiatico-politiques de Rodolphe Crevelle.

Feuilleter le Lys Noir imprimé, permet de mesurer l'effondrement de la communication royaliste, faite aujourd'hui de recopiages soit des archives du passé (essentiellement l'océan Maurras) tels que les pratique le site de "La Faute à Rousseau", soit des articles convenants de la presse mainstream imprimée, comme s'y adonne le webzine "Je Suis Français". S'en convaincre en piochant dans la liste des collections proposées en cliquant ici (17 n°) et là (24 n°) ! On en ressort très déstabilisé, se demandant aujourd'hui pourquoi on a pris la carte. Mais Le Bien Commun de l'Action française sauve la mise quelque part (on en a parlé).

Le testament politique de Rodolphe Crevelle est presque entièrement dans le Mini-Lys n°16 du 12.07.2013 (clic - c'est long). Evidemment ce n'était pas un testament à l'époque, mais un plan, un programme. Il fut largement moqué dans les cénacles royalistes compassés qui n'ont pas fait grand chose depuis sa mort pour faire avancer la cause monarchiste : « messe - galette - jeanne », on s'en contentera avec une petite université d'été.

Voilà. C'était un hommage à ma façon. Je ne l'ai pas connu, je l'ai beaucoup lu, jusqu'à le bien connaître.

Catoneo
Fourni par Blogger.